Les filles à l'école (Océane)
- CDI
- 9 avr. 2018
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 8 mai 2018
Début de l’école de la IIIème république :
L’application des lois Ferry de 1881-1882, qui accélèrent le mouvement engagé par la loi Guizot de 1833 et rendent l’enseignement primaire obligatoire, gratuit et laïc pour les enfants de six à treize ans, donne alors ses premiers résultats. Grâce à un budget conséquent, le nombre d’écoles élémentaires croît rapidement en France, et de plus en plus d’enfants y sont scolarisés. Au début du XXe siècle montrent des classes séparées de filles et de garçons car la mixité n’existe pas.
Pour plus de confort:
La lumière vient de gauche comme de droite pour répondre aux normes des hygiénistes, qui pensaient lutter ainsi contre les scolioses et les myopies. Plusieurs lampes pendent du plafond car la classe bénéficie aussi d’un éclairage au gaz. Dans la Classe de filles, les élèves portent toutes la blouse et un uniforme qui joue un rôle égalitaire. Les écoles de filles se créent très progressivement, car elles ne peuvent être tenues que par un personnel féminin. Les coiffures des petites filles dégagent le front, et les cheveux des garçons sont coupés très court pour des raisons d’hygiène.
Matériels:
L’institutrice, ici au fond de la classe où trône un grand poêle rond, prépare un nouvel exercice ; une autre circule dans les rangs.. Après 1880, l’enseignement devient enfin efficace. Il le doit à des conditions matérielles transformées, à une réelle organisation pédagogique et à une véritable révolution des méthodes. L’école primaire peut alors dépasser les rudiments : dictée, problèmes sur le système métrique, résumés d’histoire et de géographie, notions de sciences à travers les leçons de choses. La leçon de couture revêt une importance considérable à l’école primaire, car l’époque souhaite initier les filles à leur « vocation » de ménagère et de mère, considérée comme essentielle. Le choix de cette activité pour la photo trahit la méfiance persistante du pouvoir vis-à-vis des femmes, de leur éducation, de leurs éventuelles revendications en matière de droit de vote.📷

Progrès de la scolarisation :
Ecole laïque :
Constitue un phénomène assez tardif en France et il y revêt une importance particulière, pour deux raisons. D’une part, l’Ecole, qui est aussi laïque, lutte contre l’influence de l’Eglise catholique. Elle doit préparer les futurs citoyens, désormais tous électeurs, et tout autant les futurs soldats.
Matériels :
De gros efforts sont entrepris pour la construction et l’aménagement de bâtiments permettant un véritable enseignement. L’école telle que nous la connaissons aujourd’hui, avec un logement distinct pour l’instituteur, une salle autonome pour le conseil municipal et de grandes classes largement éclairées, date de la IIIe République. Cela lui permet aussi de montrer plusieurs ustensiles propres au travail en classe : ardoises, règles, crayons, livres et cahiers ponctuent la représentation qui enrichit par ailleurs la diversité des attitudes.
Leurs enseignantes :
Elle semble dévouée, attentive et même bienveillante, se penchant sur le travail d’un élève qu’elle a fait venir auprès d’elle, peut-être même sur ses genoux.». Le côté « maternel » de l’institutrice peut même rassurer les mères d’enfants encore jeunes. La classe est un espace ordonné, cohérent, où chacun est occupé avec sérieux et application à son travail. Elle constitue un milieu protecteur (clos et isolé de l’extérieur), organisé et tranquille : un sanctuaire dédié à l’instruction, avec ses ustensiles et signes propres. L’ordre scolaire a transformé des « petits » en « petits élèves », plongés dans l’étude sous l’autorité bienveillante – mais bien réelle – de l’institutrice.

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